27 novembre 2020
Espace Culturel des Pieux
27/25/23 euros Billetterie

+++ La citadelle de Calvi. Elle s’élève dans cette Haute-Corse aussi bleue qu’intrépide. C’est là qu’Izïa Higelin se retrouve depuis sa plus tendre enfance. Où elle a vécu parmi ses plus beaux souvenirs avec son père, qu’elle a couru au cœur des remparts. Où elle a chanté pour la première fois, connu son premier chagrin d’amour, sa première fête. Un lieu vital : « On dirait que tu danses quand tu marches dans les rues, je me souviens / Tes deux bras tendus qui me soulèvent, citadelle, je me souviens », chante Izïa dans l’éblouissant « Calvi », qui fait ici écho à « La Ballade de Tao » écrite par Jacques Higelin.

C’est là qu’est né ce quatrième album, logiquement baptisé Citadelle. Pour la ville corse, donc, mais aussi pour ce qu’une citadelle représente : une enclave inébranlable, qui défie le temps, « assaillie et assagie » comme la décrit Izïa. Elle-même vient de fêter ses dix ans de carrière. Déjà ! Elle qui a débuté enfant est devenue mère il y a quelques mois d’un petit garçon, peu après avoir perdu son père. L’occasion de fermer un premier grand chapitre de sa vie et d’inaugurer un nouveau cycle avec Citadelle, intime et universel, humble et majestueux. Car depuis La Vague, paru en 2015, des bouillons d’eau sont passés sous les ponts.+++